miércoles, 30 de septiembre de 2015

Bizet. Carmen; Acto Cuarto

Acto IV

En una plaza de toros.

Aclamado por la muchedumbre, Escamillo, en compañía de Carmen, entra a la plaza.

Empieza la corrida. Don José busca a Carmen y le pide que se vaya con él y que olvide a su nuevo amante. Carmen se ríe de él y Don José, cegado por la ira, la apuñala hiriéndola mortalmente. En ese momento, sale Escamillo triunfante, mientras el público entusiasta lo vitorea.

lunes, 28 de septiembre de 2015

Bizet. Carmen; Dansez, dansez


CHOEUR
Dansez, dansez!
Tournez, tournez!
Danseuses et danseurs tournez,
Au joy-eux bruit du tamborin!
Dansez! Au bruit du castagnettes.
Allons prenez-vous par la main
Beaux garçons et jeunes fillettes.
Dansez, dansez!
Dansez, jeunes garçons, oui,
dansez, jeunes fillettes.
De la vigueur, de la vigueur
et de la grace.
Señoras et Caballeros,
Après vous céderez la place
aux toréros!
Danseuses et danseurs tournez,
Aux joy-eux bruit du tamborin!
Au bruit du castagnettes.
Après vous céderez la place
aux toréros!
Dansez, jeunes garçons, oui,
dansez, jeunes fillettes.
Dansez, dansez!
Tournez, tournez!
CORO
¡Danzan, danzan!
¡Giran, giran!
Las bailarinas y los bailarines giran,
al son del alegre tamboril
Danzan! Al son de las castañuelas.
Se llevarán de la mano
hermosos chicos y jóvenes chicas.
¡Danzan, danzan!
Danzan, jóvenes chicos, sí,
danzan, jóvenes chicas.
El vigor, el vigor
y la gracia.
Señoras y Caballeros,
¡Después cederán ustedes el sitio
a los toreros!
Las bailarinas y los bailarines giran,
al son del alegre tamboril.
Al son de las castañuelas..
¡Después cederán ustedes el sitio
a los toreros!
Danzan, jóvenes chicos, sí,
danzan, jóvenes chicas.
¡Danzan, danzan!
¡Giran, giran!

domingo, 27 de septiembre de 2015

Bizet. Carmen; Les voici! Voici la quadrille!


ENFANTS, CHOEUR
Les voici, voici la quadrille,
la quadrille des toreros!
Sur les lances, le soleil brille!
en l'air toques et sombreros!
Les voici, voici la quadrille,
la quadrille des toreros!
Voici, dêbouchant sur la place,
voici, d'abord marchant au pas.
l'alguazil à vilaine face,
 bas! à bas! à bas! à bas!
Et puis saluons au passage,
saluons les hardis chulos,
bravo! viva! gloire au courage.
Voici les hardis chulos!
Voyez les bandèrilleros.
Voyez quel air de crânerie!
Voyez! Voyez! Voyez!
Quel regards et de quel éclat
étincelle la broderie
de leur costume de combat!
Voici les bandèrilleros!
Une autre quadrille s'avance,
voyez les picadors!
Comme ils sont beaux!
Comme ils vont du fer
de leur lance harceler
le flanc des taureaux.
L'Espada!
Escamillo!
C'est l'Espada, la fine lame
Celui qui vient terminer tout,
qui paraït a la fin du drame
et qui frappe le dernier coup.
Vive Escamillo!
Ah! Bravo!
Les voici! voici la quadrille...
CORO, NIÑOS
¡Aquí están, aquí esta la cuadrilla!
¡La cuadrilla de toreros!
¡El sol brilla en las picas!
¡Tiren al aire gorros y sombreros!
¡Aquí están, aquí está la cuadrilla!
¡La cuadrilla de toreros!
Aquí están entrando en el ruedo,
aquí está el primero, marchando al paso,
el alguacil de feo rostro,
¡Fuera! ¡fuera! ¡fuera! ¡fuera!
Y luego saludamos a su paso,
saludemos a los valientes chulos.
¡Bravo! ¡viva! ¡gloria al coraje!
¡Aquí están los valientes chulos!
Mirad a los banderilleros
¡Mirad que aire de fanfarrones!
¡Mirad! ¡mirad! ¡mirad!
¡Qué miradas y con que fulgor
resplandecen los bordados
de los trajes de luces!
¡Aquí están los banderilleros!
Otra cuadrilla avanza,
¡Mirad a los picadores!
¡Qué guapos son!
Cómo van con el hierro
de sus picas a castigar
el flanco de los toros.
¡El espada!
¡Escamillo!
Es el espada, el diestro,
el que viene a terminarlo todo,
el que aparece al final del drama
y que da la estocada final.
¡Viva Escamillo!
¡Ah! ¡Bravo!
¡Aquí está! ¡aquí está la cuadrilla!...

sábado, 26 de septiembre de 2015

Bizet. Carmen; Si tu m’aimes, Carmen


ESCAMILLO
Si tu m'aimes, Carmen,
tu pourras, tout à l'heure,
être fière de moi!

CARMEN
Ah! je t'aime, Escamillo,
je t'aime, et que je meure
si j'ai jamais aimé
quelqu'un autant que toi!

CARMEN, ESCAMILLO
Ah! je t'aime!
Oui, je t'aime!

ALGUAZILS
Place! place! place au seigneur Alcade!

FRASQUITA
Carmen, un bon conseil...
ne reste pas ici.

CARMEN
Et pourquoi, s'il te plaît?

MERCÉDÈS
Il est là...

CARMEN
Qui donc?

MERCÉDÈS
Lui!... Don José!
Dans la foule il se cache,
regarde...

CARMEN
Oui, je le vois.

FRASQUITA
Prends garde!

CARMEN
Je ne suis pas femme
à trembler devant lui...
Je l'attends et je vais lui parler.

MERCÉDÈS
Carmen, crois-moi,
prends garde!

CARMEN
Je ne crains rien!

FRASQUITA
Prends garde!
ESCAMILLO
¡Si tú me amas, Carmen,
podrás pronto
estar orgullosa de mí!

CARMEN
¡Ah, yo te amo, Escamillo,
te amo y moriría
si amara a alguien
más que a ti!

CARMEN, ESCAMILLO
¡Ah, yo te amo!
¡Sí, yo te amo!

ALGUACILES
¡Paso, paso al Señor Alcalde!

FRASQUITA
¡Carmen, un buen consejo...
no te quedes aquí!

CARMEN
¿Y por que, si puede saberse?

MERCEDES
Él esta acá...

CARMEN
¿Quién?

MERCEDES
¡Él!...¡Don José!
Entre la muchedumbre se esconde.
¡Observa!...

CARMEN
¡Sí, lo veo!

FRASQUITA
¡Ten cuidado!

CARMEN
No soy mujer
que tiemble frente a él...
Lo esperaré y hablaré.

MERCEDES
¡Carmen, créeme:
ten mucho cuidado!

CARMEN
¡No le temo a nada!

FRASQUITA
¡Ten cuidado!

viernes, 25 de septiembre de 2015

Bizet. Carmen; C’est toi!... C’est moi!


Scène Seconde

CARMEN
C'est toi!

DON JOSÉ
C'est moi!

CARMEN
L'on m'avait avertie
que tu n'étais pas loin,
que tu devais venir;
l'on m'avait même dit
de craindre pour ma vie;
mais je suis brave!
je n'ai pas voulu fuir!

DON JOSÉ
Je ne menace pas!
j'implore... je supplie!
Notre passé, Carmen, je l'oublie!...
Oui, nous allons tous deux
commencer une autre vie,
loin d'ici, sous d'autres cieux!

CARMEN
Tu demandes l'impossible!
Carmen jamais n'a menti!
Son âme reste inflexible;
entre elle et toi... c'est fini!
Jamais je n'ai menti!
entre nous c'est fini!

DON JOSÉ
Carmen, il est temps encore,
O ma Carmen, laisse-moi
te sauver, toi que j'adore,
et me sauver avec toi!

CARMEN
Non! je sais bien que c'est l'heure,
je sais bien que tu me tueras;
mais que je vive ou que je meure,
non, non, non, je ne te céderai pas!

DON JOSÉ
Ah! il est temps encore...
oui, il est temps encore...
O ma Carmen, laisse-moi
te sauver, toi que j'adore!
et me sauver avec toi...

CARMEN
Pourquoi t'occuper encore
d'un coeur qui n'est plus à toi!
En vain tu dis: je t'adore!
Tu n'obtiendras rien,
non, rien de moi,
ah! c'est en vain...

DON JOSÉ
Tu ne m'aimes donc plus?

CARMEN
Non! je ne t'aime plus.

DON JOSÉ
Mais moi, Carmen, je t'aime encore,
Carmen, hélas! moi, je t'adore!

CARMEN
A quoi bon tout cela?
Que de mots superflus!

DON JOSÉ
Carmen, je t'aime, je t'adore!
Eh bien! S'il le faut, pour te plaire,
je resterai bandit...
tout ce que tu voudras...
Tout! tu m'entends... tout!
Mais ne me quitte pas,
o ma Carmen!
souviens-toi du passé!
Nous nous aimions, naguère!
Ah! ne me quitte pas, Carmen,
ah! ne me quitte pas!

CARMEN
Jamais Carmen ne cédera!
Libre elle est née et libre elle mourra!

CHOEUR
Viva! la course est belle!
Sur le sable sanglant
le taureau qu'on harcèle
s'élance en bondissant...
Frappé juste en plein coeur!
Viva! Bravo! Victoire!
Escena Segunda

CARMEN
¡Eres tu!

DON JOSÉ
¡Soy yo!

CARMEN
Me han advertido
que me fuera,
que tú estabas aquí,
He temido
por mi propia vida;
¡pero soy valiente,
no huyo de nadie!

DON JOSÉ
¡Ya no te amenazo...
te imploro... te suplico!
¡Olvidemos el pasado, Carmen!
¡Sí, juntos los dos
podremos comenzar otra vida,
lejos de aquí, bajo otros cielos!

CARMEN
¡Tú me pides lo imposible!
¡Carmen jamás ha mentido!
¡Su corazón es inflexible;
entre tú y ella... todo terminó!
¡Jamás he mentido!
¡Entre nosotros, todo ha terminado!

DON JOSÉ
Carmen, todavía queda tiempo...
¡Oh mi Carmen, déjame
que te salve, que te adore
y salvarme contigo!

CARMEN
¡No! Sé que esta es la hora,
sé bien que tú me matarás,
pero ni viva ni muerta...
¡no, no cederé jamás!

DON JOSÉ
¡Ah, todavía queda tiempo!...
¡Si, todavía queda tiempo!...
¡Oh mi Carmen, déjame
que te salve, que te adore
y salvarme contigo!

CARMEN
¿Por qué cuidas todavía
a un corazón que ya no es tuyo?
En vano dices "¡yo te adoro!"
No obtendrás nada
nada de mí,
ah, en vano...

DON JOSÉ
¿Entonces ya no me amas?

CARMEN
¡No! Ya no te amo.

DON JOSÉ
Pero, Carmen, yo todavía te amo,
Carmen, ¡ay: yo te adoro!

CARMEN
¿Para qué todo esto?
¡Cuantas palabras vanas!

DON JOSÉ
¡Carmen, yo te amo, yo te adoro!
¡Y si es necesario, para complacerte,
seré un bandido...
haré lo que quieras...
¡Todo, me entiendes!... ¡Todo!
¡Pero no te alejes de mí!
¡Oh, mi Carmen,
recuerda el pasado!
¡Nos amábamos no hace tanto!
¡Ah, no te alejes de mí, Carmen, ah!
¡No te alejes de mí!

CARMEN
¡Jamás Carmen cederá!
¡Libre nació y libre morirá!

CORO
¡Viva! ¡Qué corrida tan bella!
¡En el ensangrentado albero,
el toro hostigado
embiste furioso!
¡Herido en pleno corazón!
¡Viva! ¡Bravo! ¡Victoria!

jueves, 24 de septiembre de 2015

Bizet. Carmen; Où vas-tu?... Laisse-moi


DON JOSÉ
Où vas-tu?...

CARMEN
Laisse-moi.

DON JOSÉ
Cet homme qu'on acclame,
c'est ton nouvel amant!

CARMEN
Laisse-moi... laisse-moi...

DON JOSÉ
Sur mon âme,
Tu ne passeras pas,
Carmen, c'est moi
que tu suivras!

CARMEN
Laisse-moi, don José,
je ne te suivrai pas.

DON JOSÉ
Tu vas le retrouver,
dis... tu l'aimes donc?

CARMEN
Je l'aime!
Je l'aime et devant la mort même,
je répéterais que je l'aime!

CHOEUR
Viva! Bravo! Victoire!
Frappe juste en plein coeur!
Le taureau tombe! Gloire!
Gloire au torero vainqueur!

DON JOSÉ
Ainsi, le salut de mon âme
je l'aurai perdu pour que toi,
pour que tu t'en ailles, infâme,
entre ses bras rire de moi!
Non, par le sang, tu n'iras pas!
Carmen, c'est moi que tu suivras!

CARMEN
Non, non! jamais!

DON JOSÉ
Je suis las de te menacer!

CARMEN
Eh bien! frappe-moi donc,
ou laisse-moi passer.

CHOEUR
Victoire!

DON JOSÉ
Pour la dernière fois, démon,
veux-tu me suivre?

CARMEN
Non! non!
Cette bague, autrefois,
tu me l'avais donnée...
Tiens!

DON JOSÉ
Eh bien! damnée!

CHOEUR
Toréador, en garde!
Toréador! Toréador!
Et songe bien, oui,
songe en combattant
qu'un oeil noir te regarde
et que l'amour t'attend,
Toréador, l'amour t'attend!

DON JOSÉ
Vous pouvez m'arréter...
c'est moi qui l'ai tuée!
Ah, Carmen!
Ma Carmen adorée!

Fin de l'Opéra
DON JOSÉ
¿Adónde vas?...

CARMEN
¡Déjame!

DON JOSÉ
¡Ese hombre a quien aclaman,
es tu nuevo amante!

CARMEN
Déjame... déjame

DON JOSÉ
Por mi alma,
tú no pasarás.
¡Carmen, es a mí
a quien seguirás!

CARMEN
¡Déjame, don José!.,
Yo no te seguiré.

DON JOSÉ
Vas a encontrarte con él,
dime ...¿acaso le quieres?

CARMEN
¡Le quiero!
¡Le quiero, y ante la misma muerte
repetiré que lo amo!

CORO
¡Viva! ¡Bravo! ¡Victoria!
¡Ha estoqueado en pleno corazón!
¡El toro cae!
¡Gloria al victorioso torero!

DON JOSÉ
¡De modo que mi alma
he perdido por ti...
para que tú te marches, infame,
y entre sus brazos te rías de mí!
¡No, por mi sangre, no irás!
¡Carmen, conmigo tú vendrás!

CARMEN
¡No, no, jamás!

DON JOSÉ
¡Estoy harto de amenazarte!

CARMEN
¡Entonces, mátame
o déjame pasar!

CORO
¡Victoria!

DON JOSÉ
¡Por última vez, demonio!
¿Vendrás conmigo?

CARMEN
¡No, no!
Este anillo,
que una vez me diste...
¡Tómalo!...

DON JOSÉ
¡Está bien, maldita!

CORO
¡Toreador, en guardia!
¡Toreador, toreador!
Y recuerda, sí,
recuerda al torear
que unos ojos negros te miran.
¡Y que el amor te espera, toreador!
¡El amor te espera!

DON JOSÉ
Podéis arrestarme...
¡He sido yo quien la ha matado!
¡Ah! ¡Carmen!
¡Mi adorada Carmen!

Fin de la Opera

miércoles, 23 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Acto Primero

Acto I

Von einem Kahn

Isolda y su sirvienta Brangania se encuentran en el barco de Tristán, de camino a las tierras del Rey Marke en Cornualles, donde Isolda va a casarse con el Rey. La ópera comienza con la voz de un joven marinero cantando una canción sobre una salvaje doncella irlandesa, lo que Isolda interpreta como una burla hacia ella. En un arrebato de furia, Isolda desea que se levanten las olas y hundan el barco, matando a todos los tripulantes. Su ira va especialmente dirigida a Tristán, el caballero que la lleva hasta Marke. Isolda envía a Brangania a que llame a Tristán a su presencia, pero él rechaza la petición diciendo que su lugar está en el timón. El subalterno de Tristán, Kurwenal, responde más bruscamente y contesta que Isolda no está en posición de dar órdenes a Tristán, ya que su anterior prometido, Morold, fue asesinado por Tristán.

Brangania vuelve con Isolda para contarle lo ocurrido, e Isolda le cuenta cómo, tras la muerte de Morold, llevaron ante ella a un extranjero llamado Tantris que encontraron mortalmente herido a bordo de un bote y que ella lo había sanado usando sus poderes curativos. Entonces descubrió que Tantris era en realidad Tristán, quien mató a Morold, e intentó matarlo con una espada cuando estaba recostado indefenso ante ella. En ese momento Tristán no miró la espada que iba a acabar con su vida, sino directamente a los ojos de Isolda, lo que dejó a ésta sin capacidad para matar al caballero. Una vez restablecido, se permitió huir a Tristán, pero habría de volver para llevarse a Isolda para que se casara con su tío, el Rey Marke. Isolda, furiosa por la traición de Tristán, insiste en que tiene una bebida que redimirá de sus fechorías, y Brangania mira sorprendida que se refiere a un veneno letal.

En este momento Kurwenal aparece en la habitación de las mujeres diciendo que Tristán ha accedido a ver a Isolda. Cuando llega, Isolda le cuenta que sabía que él era Tantris y le perdonó la vida. Tristán acepta beber la poción, preparada por Brangania, aún sabiendo que probablemente acabe con su vida. Cuando Tristán bebe, Isolda le quita de las manos la poción y termina de bebérsela ella misma. Entonces, pensando cada cual que su vida está a punto de terminar, se declaran su amor incondicional. En ese momento, Kurwenal anuncia la inminente llegada a bordo del Rey Marke, mientras Brangania comprueba horrorizada cómo la poción que preparó no era veneno, sino una poción amorosa. En la cubierta los marineros saludan al Rey Marke.

lunes, 21 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Westwärts schweift der Blick


ERSTER AUFZUG

Erster Auftritt

STIMME EINES JUNGEN SEEMANNS
Westwärts
schweift der Blick:
ostwärts
streicht das Schiff.
Frisch weht der Wind
der Heimat zu:
mein irisch Kind,
wo weilest du?
Sind's deiner Seufzer Wehen,
die mir die Segel blähen?
Wehe, wehe, du Wind!
Weh, ach wehe, mein Kind!
Irische Maid,
du wilde, minnige Maid!

ISOLDE
Wer wagt mich zu höhnen?
Brangäne, du?
Sag wo sind wir?

BRANGÄNE
Blaue Streifen
steigen im Osten auf;
sanft und schnell
segelt das Schiff:
auf ruhiger See vor Abend
erreichen wir sicher das Land.

ISOLDE
Welches Land?

BRANGÄNE
Kornwalls grünen Strand.

ISOLDE
Nimmermehr!
Nicht heut' noch morgen!

BRANGÄNE
Was hör' ich? Herrin! Ha!
PRIMER ACTO

Primera Escena

VOZ DE UN JOVEN MARINERO
Hacia el occidente
vaga la mirada.
Hacia el oriente
navega el bajel.
El fresco soplo del viento
hacia la patria nos lleva:
mi niña irlandesa,
¿dónde estás?
¿Es el hálito de tus suspiros,
el que hincha las velas?
¡Sopla, sopla, tú, viento!
¡Ay de ti, que sufres, niña mía!
Hija de Irlanda,
tú, indómita, ¡amorosa doncella!

ISOLDA
¿Quién se atreve a vejarme?
Brangania, ¿tú?
Dime... ¿dónde estamos?

BRANGANIA
Franjas azules
se elevan al poniente;
suave y veloz
navega el navío.
Con mar tranquila, antes del ocaso
seguramente llegaremos a tierra.

ISOLDA
¿De qué país?

BRANGANIA
A las verdes costas de Cornualles.

ISOLDA
¡Jamás!
¡Ni hoy ni mañana!

BRANGANIA
¿Qué oigo? ¡Señora! ¡Ah!

domingo, 20 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Entartet Geschlecht!


ISOLDE
Entartet Geschlecht!
Unwert der Ahnen!
Wohin, Mutter,
vergabst du die Macht,
über Meer und Sturm zu gebieten?
O zahme Kunst
der Zauberin,
die nur Balsamtränke noch braut!
Erwache mir wieder,
kühne Gewalt;
herauf aus dem Busen,
wo du dich bargst!
Hört meinen Willen,
zagende Winde!
Heran zu Kampf
und Wettergetös'!
Zu tobender Stürme
wütendem Wirbel!
Treibt aus dem Schlaf
dies träumende Meer,
weckt aus dem Grund
seine grollende Gier!
Zeigt ihm die Beute,
die ich ihm biete!
Zerschlag es dies trotzige Schiff,
des zerschellten Trümmer verschling's!
Und was auf ihm lebt,
den wehenden Atem,
den laß ich euch Winden zum Lohn!
ISOLDA
¡Raza degenerada!
¡Indigna de tus antepasados!
¿A quién, madre,
cediste el poder de desencadenar
la tormenta sobre el mar?
¡Oh manso arte
de la hechicera
que sólo sabe hacer bálsamos!
¡Despierta de nuevo,
poder intrépido,
resurge del seno
en que te ocultas!
¡Oíd mis deseos,
tímidos vientos!
¡Venid a la lucha
con estruendo tempestuoso!
En el furibundo torbellino
de la mas ruidosa borrasca!
¡Despertad de su sopor
al mar que duerme,
agitad en el abismo
sus rencorosas furias!
¡Mostradles la presa
que les ofrezco!
¡Destrocen la altiva nave,
que devoren sus rotos despojos!
Y cuanto en ella existe
y tiene un soplo de vida
te lo entrego viento, ¡en recompensa!

sábado, 19 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; O weh! Ach! Ach des Übels, das ich geahnt!


BRANGÄNE
O weh!
Ach! Ach
des Übels, das ich geahnt!
Isolde! Herrin!
Teures Herz!
Was bargst du mir
so lang?
Nicht eine Träne
weintest du Vater und Mutter;
kaum einen Gruß
den Bleibenden botest du.
Von der Heimat scheidend
kalt und stumm,
bleich und schweigend
auf der Fahrt;
ohne Nahrung,
ohne Schlaf;
starr und elend,
wild verstört:
wie ertrug ich,
so dich sehend,
nichts dir mehr zu sein,
fremd vor dir zu stehn?
O, nun melde,
was dich müht!
Sage, künde,
was dich quält!
Herrin Isolde,
trauteste Holde!
Soll sie wert sich dir wähnen,
vertraue nun Brangänen!

ISOLDE
Luft! Luft!
Mir erstickt das Herz!
Öffne! Öffne dort weit!
BRANGANIA
¡Oh desdicha!
¡Ay! ¡Ah!
¡Desgracia que había presentido!
¡Isolda!
¡Señora!
¡Corazón amado!
¿Qué me has ocultado tanto tiempo?
Ni una lágrima derramaste
por tu padre ni tu madre;
apenas un saludo dirigiste
a los que allí se quedaron.
De la patria te apartaste
muda y fría,
pálida y silenciosa
permaneciste durante la travesía
sin alimentarte,
sin dormir;
inmóvil y abatida,
y locamente perturbada.
¿Sabes cuanto he sufrido
al ver tu pena
sin que nada te consuele,
sintiéndome una extraña a tu lado?
¡Oh, descúbreme
cuanto te apena!
¡Habla, revélame
tu tormento!
¡Isolda, señora mía,
tan querida y hermosa,
si aún soy digna de ti,
confía en tu Brangania!

ISOLDA
¡Aire! ¡Aire!
¡Se me ahoga el corazón!
¡Abre! ¡Abre del todo!

viernes, 18 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Frisch weht der Wind


Zweiter Auftritt

STIMME DES JUNGEN SEEMANNS
Frisch weht der Wind
der Heimat zu:
mein irisch Kind,
wo weilest du?
Sind's deiner Seufzer Wehen,
die mir die Segel blähen?
Wehe, wehe, du Wind!
Weh, ach wehe, mein Kind!

ISOLDE
Mir erkoren
mir verloren
hehr und heil,
kühn und feig!
Todgeweihtes Haupt!
Todgeweihtes Herz!
Was hältst du von dem Knechte?

BRANGÄNE
Wen  meinst du?

ISOLDE
Dort den Helden,
der meinem Blick
den seinen birgt,
in Scham und Scheue
abwärts schaut.
Sag, wie dünkt er dich?

BRANGÄNE
Frägst du nach Tristan
teure Frau
dem Wunder aller Reiche,
dem hochgepriesnen Mann,
dem Helden ohne Gleiche,
des Ruhmes Hort und Bann?

ISOLDE
Der zagend vor dem Streiche
sich flüchtet, wo er kann,
weil eine Braut er als Leiche
für seinen Herrn gewann!
Dünkt es dich dunkel,
mein Gedicht?
Frag ihn denn selbst,
den freien Mann,
ob mir zu nahn er wagt?
Der Ehren Gruß
und zücht'ge Acht
vergißt der Herrin
der zage Held,
daß ihr Blick ihn nur nicht erreiche,
den Helden ohne Gleiche!
O, er weiß
wohl, warum!
Zu dem Stolzen geh',
meld' ihm der Herrin Wort!
Meinem Dienst bereit,
schleunig soll er mir nahn.

BRANGÄNE
Soll ich ihn bitten,
dich zu grüßen?

ISOLDE
Befehlen ließ
dem Eigenholde
Furcht der Herrin
Ich, Isolde!
Segunda Escena

VOZ DEL JOVEN MARINERO
El soplo fresco del viento
nos lleva hacia la patria,
mi niña irlandesa,
¿dónde estás?
¿Es acaso el hálito de tus suspiros,
el que hincha mis velas?
¡Sopla, sopla, viento!
¡Ay de ti, que sufres, niña mía!

ISOLDA
¡Por mí elegido
por mí perdido,
noble y puro,
osado y cobarde!
¡Cabeza consagrada a la muerte!
¡Corazón consagrado a la muerte!
¿Qué piensas de aquel siervo?

BRANGANIA
¿A quién te refieres?

ISOLDA
A aquél héroe
que ante mi mirada
oculta la suya
y vergonzoso y tímido
baja los ojos.
Dime, ¿qué te parece?

BRANGANIA
¿Preguntas por Tristán
querida señora,
por la admiración de todos los reinos,
por el varón más enaltecido,
por el héroe sin par,
tesoro y asilo de la gloria?

ISOLDA
¡El que temeroso ante la lucha,
se desliza donde puede,
porque en vez de novia, un cadáver,
conquistó para su amo!
¿Te parece enigmático
lo que te cuento?
Interroga tú misma,
al valiente caballero,
si se atreve a acercarse a mí.
¡El saludo de homenaje
y las respetuosas atenciones
debidas a su señora, olvidó
el tímido héroe,
para no afrontar mi mirada...
el héroe sin igual!
¡Oh, él sabe
bien por qué!
¡Ve hasta el orgulloso
y comunícale el mandato de su reina!
Que dispuesto a servirme,
se acerque al instante.

BRANGANIA
¿He de rogarle
que venga a saludarte?

ISOLDA
¡Transmite la orden
a mi vasallo,
de que respete a su señora,
a mí, Isolda!

jueves, 17 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Hab acht, Tristan!


KURWENAL
Hab acht, Tristan!
Botschaft von Isolde.

TRISTAN
Was ist? Isolde?
Von meiner Herrin?
Ihr gehorsam,
was zu hören
meldet höfisch
mir die traute Magd?

BRANGÄNE
Mein Herre Tristan,
Euch zu sehen
wünscht Isolde,
meine Frau.

TRISTAN
Grämt sie die lange Fahrt,
die geht zu End';
eh noch die Sonne sinkt,
sind wir am Land.
Was meine Frau mir befehle,
treulich sei's erfüllt.

BRANGÄNE
So mög' Herr Tristan
zu ihr gehn:
das ist der Herrin Will'.

TRISTAN
Wo dort die grünen Fluren
dem Blick noch blau sich färben,
harrt mein König
meiner Frau:
zu ihm sie zu geleiten,
bald nah ich mich der Lichten:
keinem gönnt' ich
diese Gunst.

BRANGÄNE
Mein Herre Tristan,
höre wohl;
deine Dienste
will die Frau,
daß du zur Stell' ihr nahtest
dort, wo sie deiner harrt.

TRISTAN
Auf  jeder Stelle,
wo ich steh',
getreulich dien' ich ihr,
der Frauen höchster Ehr';
ließ ich das Steuer
jetzt zur Stund',
wie lenkt' ich sicher den Kiel
zu König Markes Land?

BRANGÄNE
Tristan, mein Herre!
Was höhnst du mich?
Dünkt dich nicht deutlich
die tör'ge Magd,
hör' meiner Herrin Wort!
So, hieß sie, sollt' ich sagen:
befehlen ließ
dem Eigenholde
Frucht der Herrin
sie, Isolde.

KURWENAL
Darf ich die Antwort sagen?

TRISTAN
Was wohl erwidertest du?

KURWENAL
Das sage sie
der Frau Isold'!
Wer Kornwalls Kron'
und Englands Erb'
an Irlands Maid vermacht
der kann der Magd
nicht eigen sein,
die selbst dem Ohm er schenkt.
Ein Herr der Welt
Tristan der Held!
Ich ruf's:
du sag's, und grollten
mir tausend Frau Isolden!
"Herr Morold zog
zu Meere her,
in Kornwall Zins zu haben;
ein Eiland schwimmt
auf ödem Meer,
da liegt er nun begraben!
Sein Haupt doch hängt
im Irenland,
als Zins gezahlt
von Engeland:
Hei! unser Held Tristan,
wie der Zins zahlen kann!"

ALLE MÄNNER
"Sein Haupt doch hängt
im Irenland,
als Zins gezahlt
von Engeland:
Hei! unser Held Tristan
wie der Zins zahlen kann!
KURWENAL
¡Atención Tristán!
Mensaje de Isolda.

TRISTAN
¿Qué dices? ¿Isolda?
¿De mi señora?
¿Qué cortés mensaje
trae la fiel doncella
para comunicar
a este celoso servidor?

BRANGANIA
Mi señor Tristán,
veros
es el deseo de Isolda,
mi señora

TRISTAN
Si está triste por la larga travesía,
el viaje toca ya a su fin;
antes de ponerse el sol,
estaremos en tierra.
Cuanto ordene mi señora
será cumplido fielmente.

BRANGANIA
Entonces, señor Tristán
que vengáis a su presencia,
es la voluntad de mi señora.

TRISTAN
Allá, donde los verdes campos
se ven aún teñidos de azul,
espera mi soberano
a mi señora;
para acompañarla hasta él,
pronto me presentaré ante la bella;
a nadie cedería
ese favor.

BRANGANIA
Señor Tristán,
escucha bien,
mi señora desea
que le rindas pleitesía
presentándote al momento
allí donde ella te aguarda.

TRISTAN
En todo lugar
donde me halle,
he de servir fielmente
a la gloria de todas las mujeres;
pero si abandonara el timón
en este momento,
¿cómo podría guiar seguro el navío,
hacia las tierras del rey Marke?

BRANGANIA
¡Mi señor Tristán!
¿Te burlas de mí?
¡Si no te parecen claras las palabras
de la humilde criada,
escucha las de mi señora!
Así me mandó que te dijera:
"transmite la orden
a mi vasallo
de que respete a su señora,
a mí, Isolda."

KURWENAL
¿Puedo darle respuesta?

TRISTAN
¿Qué contestarías?

KURWENAL
¡Que responda esto
a la señora Isolda!:
Quien la corona de Cornualles
y la herencia de Inglaterra
cede, a una hija de Irlanda,
no puede de ella ser vasallo,
pues él mismo,
se la ha ofrecido a su tío.
¡Señor del mundo
es el héroe Tristán!
¡Yo lo pregono, repítelo tú,
aunque me guarden rencor
mil señoras Isoldas!
"El señor Morold fue
en su nave
a cobrar el tributo de Cornualles;
una isla flota
en el desierto mar
y allí esta sepultado.
Su cabeza cuelga
en tierras de Irlanda
cual tributo pagado
por Inglaterra:
¡Salve a nuestro héroe Tristán,
que supo como pagar el tributo!"

TODOS LOS HOMBRES
"Pero su cabeza cuelga
en tierras de Irlanda,
cual tributo pagado
por Inglaterra:
¡Salve a nuestro héroe Tristán,
que supo como pagar el tributo!

miércoles, 16 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Weh, ach wehe!


Dritter Auftritt

BRANGÄNE
Weh, ach wehe!
dies zu dulden!

ISOLDE
Doch nun von Tristan!
Genau will ich's vernehmen.

BRANGÄNE
Ach, frage nicht!

ISOLDE
Frei sag's ohne Furcht!

BRANGÄNE
Mit höf'schen Worten
wich er aus.

ISOLDE
Doch als du deutlich mahntest?

BRANGÄNE
Da ich zur Stell'
ihn zu dir rief:
wo er auch steh',
so sagte er,
getreulich dien' er ihr,
der Frauen höchster Ehr';
ließ' er das Steuer
jetzt zur Stund,
wie lenkt' er sicher den Kiel
zu König Markes Land?

ISOLDE
"Wie lenkt' er sicher den Kiel
zu König Markes Land."
Den Zins ihm auszuzahlen,
den er aus Irland zog!

BRANGÄNE
Auf deine eignen Worte,
als ich, ihm die entbot,
ließ seinen Treuen Kurwenal...
Tercera Escena 

BRANGANIA
¡Desdicha, ah dolor!
¡Tolerar tales ofensas!

ISOLDA
¡La respuesta de Tristán!
Quiero conocerla exactamente.

BRANGANIA
¡Oh, no me la pidas!

ISOLDA
¡Habla con franqueza y sin temor!

BRANGANIA
Con palabras corteses
contestó con evasivas.

ISOLDA
¿Y cuando le precisaste mi mandato?

BRANGANIA
Cuando a tu presencia
le dije que viniese al instante,
me respondió:
"Serviré fielmente
donde quiera que me encuentre,
a la gloria de todas las mujeres;
pero si abandonara el timón
en este momento,
¿cómo podría guiar seguro el navío,
hacia las tierras del rey Marke?"

ISOLDA
"Cómo podría guiar seguro el navío,
hacia las tierras del rey Marke."
¡Para llevarle el tributo
cobrado en Irlanda!

BRANGANIA
Y cuando tus propias palabras
le repetí, según me ordenaste,
permitió a su fiel Kurwenal...

martes, 15 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Den hab' ich wohl vernommen, kein Wort


ISOLDE
Den hab' ich wohl vernommen,
kein Wort,
das mir entging.
Erfuhrest du meine Schmach,
nun höre, was sie mir schuf.
Wie lachend sie
mir Lieder singen,
wohl könnt' auch ich erwidern!
Von einem Kahn,
der klein und arm
an Irlands Küste schwamm,
darinnen krank
ein siecher Mann
elend im Sterben lag.
Isoldes Kunst
ward ihm bekannt;
mit Heilsalben
und Balsamsaft
der Wunde, die ihn plagte,
getreulich pflag sie da.
Der Tantris
mit sorgender List sich nannte,
als Tristan
Isold' ihn bald erkannte,
da in des Müß'gen Schwerte
eine Scharte sie gewahrte,
darin genau
sich fügt' ein Splitter
den einst im Haupt
des Iren-Ritter,
zum Hohn ihr heimgesandt,
mit kund'ger Hand sie fand.
Da schrie's mir auf
aus tiefstem Grund!
Mit dem hellen Schwert
ich vor ihm stund,
an ihm, dem Überfrechen
Herrn Morolds Tod zu rächen.
Von seinem Lager
blickt' er her,
nicht auf das Schwert,
nicht auf die Hand,
er sah mir in die Augen
Seines Elendes
jammerte mich,
das Schwert ich ließ es fallen!
Die Morold schlug die Wunde;
sie heilt' ich, daß er gesunde,
und heim nach Hause kehre,
mit dem Blick;
mich nicht mehr beschwere!

BRANGÄNE
O Wunder!
Wo hatt' ich die Augen?
Der Gast, den einst
ich pflegen half?
ISOLDA
Escuché todo claramente
sin perder una palabra.
Si oíste mi afrenta,
escucha ahora cual fue su causa.
Burlándose de mí
entonan ellos sus canciones,
¡conoce lo que yo les replicaría!
En una barca
pequeña y frágil
que erraba por las costas de Irlanda,
yacía enfermo y debilitado,
un hombre
desvalido y moribundo.
La ciencia de Isolda
le era conocida;
con unturas medicinales
y jugos balsámicos,
la herida que le hacía sufrir,
supo curarle piadosamente.
Tantris
se hizo llamar con cautelosa astucia,
pero en él, a Tristán
pronto reconoció Isolda,
porque la espada del mísero
presentaba una mella,
a la que justamente
se adaptaba un trozo,
encontrado con mano experta
en la cabeza
del caballero irlandés,
que mofándose enviaron a su patria.
¡Lancé un grito
desde lo más hondo de mi alma!
Empuñando la reluciente espada
me presenté
ante él, el insolente,
para vengar la muerte de Morold.
Desde su lecho
el herido no miraba
el desnudo acero
ni mi mano...
miraba mis ojos.
¡Su miseria
me conmovió!
¡y la espada cayó de mis manos!
Del golpe asestado por Morold,
la herida yo sané,
para que el intruso,
una vez curado,
regresara a su casa...
¡y no me afligiera más con su mirada!

BRANGANIA
¡Oh maravilla!
¿Dónde tenía yo los ojos?
¿El huésped aquel a quien
yo te ayudé a curar?

lunes, 14 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Sein Lob hörtest du eben


ISOLDE
Sein Lob hörtest du eben:
"Hei! unser Held Tristan"
der war jener traur'ge Mann.
Er schwur mit tausend Eiden
mir ew'gen Dank und Treue!
Nun hör, wie ein Held
Eide hält!
Den als Tantris
Unerkannt ich entlassen,
als Tristan
kehrt' er kühn zurück;
auf stolzem Schiff,
von hohem Bord,
Irlands Erbin
begehrt er zur Eh'
für Kornwalls müden König,
für Marke, seinen Ohm.
Da Morold lebte,
wer hätt' es gewagt
uns je solche Schmach zu bieten?
Für der zinspflicht'gen
Kornen Fürsten
um Irlands Krone zu werben!
Ach, wehe mir!
Ich ja war's,
Die heimlich selbst
die Schmach sich schuf.
Das rächende Schwert,
statt es zu schwingen,
machtlos ließ ich's fallen!
Nun dien' ich dem Vasallen!

BRANGÄNE
Da Friede, Sühn' und Freundschaft
von allen ward beschworen,
wir freuten uns all' des Tags;
wie ahnte mir da,
daß dir es Kummer schüf'?
ISOLDA
Acabas de oír los elogios que le hacen:
"Salve a nuestro héroe Tristán",
él era aquel hombre doliente.
Me prometió con mil juramentos,
¡eterna gratitud y lealtad!
¡Acabas de ver cómo un héroe
mantiene sus promesas!
Aquel desconocido Tantris
a quien yo despidiera,
regresó arrogante
en su personificación de Tristán
en una soberbia nave,
de alta borda,
y a la heredera de Irlanda
pidió para esposa
del caduco rey de Cornualles,
para Marke, su tío.
En vida de Morold,
¿quién se hubiese atrevido
a proponernos tal ultraje?
¡Para el tributario
príncipe de Cornualles
pedir la corona de Irlanda!
¡Ah, desventurada de mí!
¡Yo misma fui
la secreta causa
de semejante oprobio!
¡El acero vengador
en vez de blandirlo
lo dejé caer impotente!
Y, ¡ahora debo servir al vasallo!

BRANGANIA
Paz, concordia y amistad
fue jurada por todos
aquel día de regocijo general;
¿cómo había de presentir entonces
que esto te ocasionaría disgusto?

domingo, 13 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; O blinde Augen!


ISOLDE
O blinde Augen!
Blöde Herzen!
Zahmer Mut,
verzagtes Schweigen!
Wie anders prahlte
Tristan aus,
was ich verschlossen hielt!
Die schweigend ihm
das Leben gab,
vor Feindes Rache
ihn schweigend barg;
was stumm ihr Schutz
zum Heil ihm schuf,
mit ihr gab er
es preis!
Wie siegprangend
heil und hehr,
laut und hell
wies er auf mich:
"Das wär' ein Schatz,
mein Herr und Ohm.
Wie dünkt euch die zur Eh'?
Die schmucke Irin
hol' ich her;
mit Steg und Wegen
wohlbekannt,
ein Wink, ich flieg'
nach Irenland;
Isolde, die ist euer!
mir lacht das Abenteuer!"
Fluch dir, Verruchter!
Fluch deinem Haupt!
Rache! Tod!
Tods uns beiden!
ISOLDA
¡Oh ciegos ojos!
¡Tímidos corazones!
¡Ánimo servil
y cobarde silencio!
¡Proclamaba con jactancia
el mismo Tristán,
cuanto yo había mantenido oculto!
¡Yo, callando
le di la vida
y de la venganza
de sus enemigos
mi silencio le sustrajo,
mi mudo amparo
fue su salvación
y a pesar de ello,
me ofreció en premio!
Con vanidad de conquistador
radiante y altivo
con alta y clara voz,
diría así de mí:
"Es un verdadero tesoro,
mi tío y señor.
¿Qué os parece
desposaros con ella?
Iré por la joya irlandesa,
conozco bien la ruta
una sola indicación vuestra
y volaré a Irlanda;
¡Isolda será vuestra!
¡La fortuna me sonríe!"...
¡Maldición sobre ti, perjuro!
¡Maldición sobre tu cabeza!
¡Venganza! ¡Muerte!
¡Muerte para ambos!

sábado, 12 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; O Süße! Traute!


BRANGÄNE
O Süße! Traute!
Teure! Holde!
Goldne Herrin!
Lieb' Isolde!
Hör' mich! Komme!
Setz' dich her!
Welcher Wahn!
Welch eitles Zürnen!
wie magst du dich betören,
nicht hell zu seh'n noch hören?
Was je Herr Tristan
dir verdankte,
sag', konnt' er's höher lohnen,
als mit der herrlichsten der Kronen?
So dient, 'er treu
dem edlen Ohm;
dir gab er der Welt
begehrlichsten Lohn:
dem eignen Erbe,
echt und edel,
entsagt' er zu deinen Füßen,
als Königin dich zu grüßen!
Und warb er Marke
dir zum Gemahl,
wie wolltest du die Wahl doch schelten,
muß er nicht wert dir gelten?
Von edler Art
und mildem Mut,
wer gliche dem Mann
an Macht und Glanz?
Dem ein hehrster Held
so treulich dient,
wer möchte sein Glück nicht teilen,
als Gattin bei ihm weilen?

ISOLDE
Ungeminnt
den hehrsten Mann
stets mir nah zu sehen,
wie könnt'ich die Qual bestehen?

BRANGÄNE
Was wähnst du Arge?
Ungeminnt?
Wo lebte der Mann
der dich nicht liebte?
der Isolden säh',
und in Isolden
selig nicht ganz verging?
Doch, der dir erkoren,
wär' er so kalt,
zög' ihn von dir
ein Zauber ab:
den bösen wüßt' ich
bald zu binden,
hin bannte der Minne Macht.
Kennst du der Mutter
Künste nicht?
Wähnst du die alles
klug erwägt,
ohne Rat in fremdes Land
hätt' sie mit dir mich entsandt?

ISOLDE
Der Mutter Rat
gemahnt mich recht;
willkommen preis' ich
ihre Kunst
Rache für den Verrat
Ruh' in der Not dem Herzen!
Den Schrein dort bring' mir her!

BRANGÄNE
Er birgt, was Heil dir frommt.
So reihte sie die Mutter,
die mächt'gen Zaubertränke.
Für Weh und Wunden
Balsam hier;
für böse Gifte
Gegengift.
Den hehrsten Trank,
ich halt' ihn hier.

ISOLDE
Du irrst, ich kenn' ihn besser
ein starkes Zeichen
schnitt ich ihm ein.
Der  Trank ist's, der mir taugt!

BRANGÄNE
Der Todestrank!

SCHIFFSVOLK
Ho! He! Ha! He!
Am Untermast
die Segel ein!
Ho! He! Ha! He!

ISOLDE
Das deutet schnelle Fahrt.
Weh mir! Nahe das Land!
BRANGANIA
¡Oh dulce! ¡Querida!
¡Amada! ¡Señora!
¡Preciosa reina!
¡Querida Isolda!
¡Escúchame! ¡Ven!
¡Reposa aquí!
¡Qué delirio!
¡Qué vano furor!
¿Cómo puedes ofuscarte
hasta el punto
de no ver claro ni oír?
¿Pudo el señor Tristán
mejor agradecerte, dime,
que ofreciéndote con digna gratitud,
la más espléndida de las coronas?
Así ha servido fielmente
a su noble tío
y te ha dado en el mundo
la más envidiable recompensa.
¡Con legítima hidalguía, a su propia
herencia renunció a tus pies,
para saludarte como reina!
Y si para Marke
te pidió por esposa,
¿cómo podrías censurar su elección?
¿No es acaso digno de ti?
De noble linaje
y corazón magnánimo,
¿quién iguala a ese hombre,
en esplendor y poderío?
Al más sublime héroe
tiene además por fiel servidor.
¿Quién, para compartir su dicha,
no envidiaría ser su esposa?

ISOLDA
Sin amor,
al más sublime de los hombres
¡verlo siempre cerca de mí!
¿cómo podría sufrir tal tormento?

BRANGANIA
¿Qué sueñas maliciosa?
¿Sin amor?
¿Dónde existirá un hombre,
que pueda no amarte?
¡Que viendo a Isolda,
no cayera anonadado por completo
por los encantos de Isolda!
Pero si tu elegido
fuera insensible y frío
porque de ti,
lo apartase algún hechizo
yo sabría disipar su apatía
para encadenarle pronto
con el influjo de poderoso amor.
¿No conoces acaso,
las artes de tu madre?
¿Cómo crees que ella,
que piensa con tanta prudencia,
sin consejo a tierra extraña
me hubiese enviado contigo?

ISOLDA
Los consejos de mi madre
recuerdo exactamente;
¡aplaudo y elogio
sus artes...!
¡venganza para la traición!
¡Reposo para el corazón angustiado!
¡Tráeme aquel cofre!

BRANGANIA
Él encierra cuanto te conviene.
Tu madre dispuso en él
poderosos brebajes mágicos.
Para dolores y heridas
he aquí el bálsamo;
para ponzoñas malignas
este es el antídoto.
Pero el más precioso filtro
aquí lo tengo.

ISOLDA
Te engañas, yo conozco otro mejor,
una generosa porción
separé de él.
¡Este es el filtro que utilizaré!

BRANGANIA
¡El brebaje de muerte!

MARINEROS
¡Ho! ¡He! ¡Ha! ¡He!
Al palo mayor,
¡recoged las velas!
¡Ho! ¡He! ¡Ha! ¡He!

ISOLDA
Esto indica que apresuran la travesía.
¡Ay de mí! ¡La tierra está próxima!

viernes, 11 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Auf! Auf! Ihr Frauen!


Vierter Auftritt

KURWENAL
Auf! Auf!
Ihr Frauen!
Frisch und froh!
Rasch gerüstet!
Fertig nun, hurtig und flink!
Und Frau Isolden
soll' ich sagen
von Held Tristan
meinem Herrn:
Vom Mast der Freude Flagge
sie wehe lustig ins Land;
in Markes Königschlosse
mach' sie ihr Nah'n bekannt.
Drum Frau Isolde
bät' er eilen,
fürs Land sich zu bereiten,
daß er sie könnt' geleiten.
Cuarta Escena

KURWENAL
¡Arriba! ¡Arriba!
¡Doncellas!
¡Con alegría y presteza!
¡Preparaos de inmediato!
¡Acudid listas y diligentes!
Y a la señora Isolda debo decir
de parte del señor Tristán, mi señor:
que en el mástil más alto
ondea alegre el pabellón
que flameará jubiloso hacia tierra
anunciando, al castillo real de Marke,
la llegada de quien espera.
A la señora Isolda,
por ello ruega que se apreste
para desembarcar a tierra,
a fin de que él,
pueda acompañarla.

jueves, 10 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Herrn Tristan bringe meinen Gruß


ISOLDE 
Herrn Tristan bringe
meinen Gruß
und meld' ihm, was ich sage.
Sollt' ich zur Seit' ihm gehen,
vor König Marke zu stehen,
nicht möcht' es nach Zucht
und Fug geschehn,
empfing ich Sühne 
nicht zuvor
für ungesühnte Schuld:
drum such er meine Huld!
Du merke wohl, 
und meld' es gut!
Nicht woll' ich mich bereiten,
ans Land ihn zu begleiten;
nicht werd' ich zur Seit' ihm gehen,
vor König Marke zu stehen;
begehrte Vergessen
und Vergeben nach Zucht und Fug
er nicht zuvor
für ungebüßte Schuld:
die böt' ihm meine Huld!

KURWENAL 
Sicher wißt,
das sag' ich ihm'
nun harrt, wie er mich hört!

ISOLDE 
Nun leb' wohl, Brangäne!
Grüß mir die Welt,
grüße mir Vater und Mutter!

BRANGÄNE 
Was ist? 
Was sinnst du?
Wolltest du fliehn?
Wohin soll ich dir folgen?

ISOLDE 
Hörtest du nicht?
Hier bleib' ich,
Tristan will ich erwarten.
Getreu befolg' 
was ich befehl',
den Sühnetrank
rüste schnell;
du weißt, den ich dir wies?

BRANGÄNE 
Und welchen Trank?

ISOLDE 
Diesen Trank!
In die goldne Schale 
gieß' ihn aus;
gefüllt faßt sie ihn ganz.

BRANGÄNE 
Trau ich dem Sinn?

ISOLDE 
Sei du mir treu!

BRANGÄNE 
Den Trank für wen?

ISOLDE 
Wer mich betrog.

BRANGÄNE 
Tristan?...

ISOLDE 
Trinke mir Sühne!

BRANGÄNE 
Entsetzen!
Schone mich Arme!

ISOLDE 
Schone du mich,
untreue Magd!
Kennst du der Mutter 
Künste nicht?
Wähnst du, die alles 
klug erwägt,
Ohne Rat in fremdes Land
hätt' sie mit dir mich entsandt?
Für Weh und Wunden
gab sie Balsam,
für böse Gifte
Gegengift;
für tiefstes Weh,
für höchstes Leid,
gab sie den Todestrank.
Der Tod nun 
sag ihr Dank!

BRANGÄNE 
O tiefstes Weh!

ISOLDE 
Gehorchst du mir nun?

BRANGÄNE 
O höchstes Leid!

ISOLDE 
Bist du mir treu?

BRANGÄNE 
Der Trank?

KURWENAL 
Herr Tristan!

ISOLDE 
Herr Tristan trete nah!
ISOLDA 
Al señor Tristán 
lleva mis saludos
y comunícale cuanto voy a decirte.
Si ha de acompañarme
a comparecer ante el rey Marke,
ello no podrá ser, 
conforme al honor y al derecho,
sin antes recibir yo satisfacción
por una deuda no saldada,
por ella implore, pues, 
mi perdón.
¡Atiéndeme bien
y transmite fielmente mis palabras!
No he de prepararme
para acompañarle a tierra
ni a su lado iré
para presentarme ante el rey Marke,
si no implora olvido y perdón,
según el honor y el derecho
y con anticipación,
por esa deuda no saldada aún,
solicitando conseguir mi gracia!

KURWENAL 
Perded cuidado, así lo diré.
¡Aguardad mientras tanto
para ver cómo acoge vuestra orden.!

ISOLDA 
Ahora, ¡adiós Brangania!
Debo despedirme del mundo,
¡saluda a mi padre y a mi madre!

BRANGANIA 
¿Qué dices? 
¿Qué piensas?
¿Quieres huir?
¿Adónde debo seguirte?

ISOLDA 
¿No has oído?
Aquí he de quedarme.
Quiero esperar a Tristán.
Cumple mis ordenes fielmente.
El filtro de reconciliación
prepara con rapidez;
ya sabes, 
¡el que te mostré antes!

BRANGANIA 
¿Qué filtro?

ISOLDA 
¡Este brebaje!
Viértelo 
en el cáliz de oro;
lo llenará por completo.

BRANGANIA 
¿Me engañan mis sentidos?

ISOLDA 
¡Sé fiel!

BRANGANIA 
El filtro...¿para quién?

ISOLDA 
Para el que me engañó.

BRANGANIA 
¿Tristán?...

ISOLDA 
¡Qué lo beba conmigo!

BRANGANIA 
¡Qué horror!
¡Apiádate de mí, desventurada!

ISOLDA 
¡Apiádate de mí,
doncella infiel!
¿Ignoras las artes de mi madre?
¿Cómo crees que ella,
que piensa en todo 
con tanta prudencia,
a tierra extraña, 
sin consejo,
me hubiese enviado contigo?
Para dolores y heridas
nos dio un bálsamo,
para ponzoñas malignas,
contravenenos;
para la más honda congoja,
para la suprema aflicción
dispuso el brebaje mortal.
¡Oh muerte, eterna gracia!

BRANGANIA 
¡Oh, que honda pena!

ISOLDA 
¿Me obedecerás?

BRANGANIA 
¡Oh supremo dolor!

ISOLDA 
¿Me serás fiel?

BRANGANIA 
¿El filtro?

KURWENAL 
¡El señor Tristán!

ISOLDA 
¡Qué entre el señor Tristán!

miércoles, 9 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Begehrt, Herrin, was Ihr wünscht.


Fünfter Auftritt

TRISTAN
Begehrt, Herrin,
was Ihr wünscht.

ISOLDE
Wüßtest du nicht,
was ich begehre,
da doch die Furcht,
mir's zu erfüllen,
fern meinem Blick dich hielt?

TRISTAN
Ehrfurcht hielt mich in Acht.

ISOLDE
Der Ehre wenig
botest du mir;
mit offnem Hohn
verwehrtest du
Gehorsam meinem Gebot.

TRISTAN
Gehorsam einzig
hielt mich in Bann.

ISOLDE
So dankt' ich Geringes
deinem Herrn,
riet dir sein Dienst
Unsitte
gegen sein eigen Gemahl?

TRISTAN
Sitte lehrt,
wo ich gelebt:
zur Brautfahrt
der Brautwerber
meide fern die Braut.

ISOLDE
Aus welcher Sorg'?

TRISTAN
Fragt die Sitte!

ISOLDE
Da du so sittsam
mein Herr Tristan,
auch einer Sitte
sei nun gemahnt:
den Feind dir zu sühnen,
soll er als Freund dich rühmen.

TRISTAN
Und welchen Feind?

ISOLDE
Frag' deine Furcht!
Blutschuld
schwebt zwischen uns.

TRISTAN
Die ward gesühnt.

ISOLDE
Nicht zwischen uns!

TRISTAN
Im offnen Feld
von allem Volk
ward Urfehde geschworen.
Quinta Escena

TRISTAN
Ordena, soberana;
dime cuales son tus deseos.

ISOLDA
¿Ignoras acaso
lo que te ordené,
cuando el temor
de cumplirlo
te retuvo apartado de mi vista?

TRISTAN
El respeto me contuvo.

ISOLDA
Pocos honores
me has rendido;
con manifiesto desprecio
has rehusado
cumplir mis órdenes.

TRISTAN
Tan sólo la obediencia
me retuvo.

ISOLDA
¿Qué gratitud debería tener
a tu señor,
si el servicio le que prestas
te aconseja ser tan descortés
con su propia prometida?

TRISTAN
Enseñan las buenas costumbres
allí, donde yo he vivido,
que al conducir una novia,
quien la pidió para esposa de otro
debe mantenerse apartado de ella.

ISOLDA
¿Por qué tal cuidado?

TRISTAN
¡Pregúntaselo a la costumbre!

ISOLDA
Si a las costumbres tienes apego,
mi señor Tristán,
recordad también
este usual precepto:
"Reconcíliate con el enemigo,
si quieres que te ensalce como amigo."

TRISTAN
¿Con qué enemigo?

ISOLDA
¡Pregúntale a tu temor!
Una deuda de sangre
se cierne entre nosotros.

TRISTAN
Fue borrada.

ISOLDA
¡No entre nosotros!

TRISTAN
En campo abierto
ante el pueblo entero
la paz fue jurada.

martes, 8 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Nicht da war's


ISOLDE
Nicht da war's,
wo ich Tantris barg,
wo Tristan mir verfiel.
Da stand er herrlich,
hehr und heil;
doch was er schwur,
das schwur, ich nicht:
Zu schweigen hatt' ich gelernt.
Da in stiller Kammer
krank er lag,
mit dem Schwerte stumm
ich vor ihm stund:
schwieg da mein Mund,
bannt' ich meine Hand
doch was einst mit Hand
und Mund ich gelobt,
das schwur ich schweigend zu halten,
Nun will ich des Eides wallten.

TRISTAN
Was schwurt Ihr, Frau?

ISOLDE
Rache für Morold!

TRISTAN
Müht euch die?

ISOLDE
Wagst du zu höhnen?
Angelobt war er mir,
der hehre Irenheld;
seine Waffen hatt' ich geweiht;
für mich zog er zum Streit.
Da er gefallen
fiel meine Ehr':
in des Herzens Schwere
schwur ich den Eid,
würd, ein Mann
den Mord nicht sühnen,
wollt' ich Magd mich des erkühnen.
Siech und matt
in meiner Macht,
warum ich dich da nicht schlug?
Das sag' dir selbst mit leichtem Fug.
Ich pflag des Wunden,
daß den Heilgesunden
rächend schlüge der Mann,
der Isolden ihn abgewann.
Dein Los nun selber
magst du dir sagen!
Da die Männer
sich all' ihm vertragen,
wer muß nun Tristan schlagen?
ISOLDA
No fue allí
donde a Tantris oculté
y donde Tristán estuvo en mi poder.
Allí se mostró altivo
orgulloso y atrevido,
pero lo que entonces él juró
yo no lo juré...
Porque había aprendido a callar.
Cuando en la silenciosa cámara
yacía gravemente enfermo,
muda, espada en mano estuve yo,
de pie ante él...
Calló mi boca, contuve mi mano...
Pero aquello que entonces,
mi mano y mi boca,
cual firme promesa,
juraron mantener en silencio,
ahora quiero cumplir.

TRISTAN
¿Qué jurasteis, señora?

ISOLDA
¡Vengar a Morold!

TRISTAN
¿Y esto os congoja?

ISOLDA
¿Te atreves a burlarte?
¡Era mi prometido
y el más augusto héroe de Irlanda!
Había yo bendecido sus armas
y por mí fue al combate.
Al caer él,
cayó mi honor.
Con mi corazón apesadumbrado
hice el juramento,
que si hombre alguno
no vengaba el crimen,
yo, doncella,
tendría valor para hacerlo.
Cuando herido y abatido
estabas en mi poder,
¿por qué no te quité la vida?
Voy a decirte con claridad la razón.
Yo te curé la herida
para que una vez bien sano,
el vengador pudiera abatir
al vencedor de Isolda.
¡Tu mismo puedes adivinar tu destino!
Puesto que todos los hombres
han pactado con él,
¿quién deberá herir a Tristán?

lunes, 7 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; War Morold dir so wert


TRISTAN
War Morold dir so wert,
nun wieder nimm das Schwert,
und führ' es sicher und fest,
daß du nicht dir's entfallen läßt!

ISOLDE
Wie sorgt' ich schlecht
um deinen Herren;
was würde König Marke sagen,
erschlüg' ich ihm
den besten Knecht,
der Kron' und Land ihm gewann,
den allertreusten Mann?
Dünkt dich so wenig,
was er dir dankt,
bringst du die Irin
ihm als Braut,
daß er nicht schölte,
schlüg' ich den Werber,
der Urfehde-Pfand
so treu ihm liefert zur Hand?
Wahre dein Schwert!
Da einst ich's schwang,
als mir die Rache
im Busen rang:
als dein messender Blick
mein Bild sich stahl,
ob ich Herrn Marke
taugt als Gemahl:
das Schwert
da ließ ich's sinken.
Nun laß uns Sühne trinken!

SCHIFFSVOLK
Ho! He! Ha! He!
Am Obermast
die Segel ein!
Ho! He! Ha! He!

TRISTAN
Wo sind wir?

ISOLDE
Hart am Ziel!
Tristan, gewinn' ich Sühne?
Was hast du mir zu sagen?

TRISTAN
Des Schweigens Herrin
heißt ich schweigen,
fass' ich, was sie verschwieg,
verschweig' ich, was sie nicht faßt.

ISOLDE
Dein Schweigen fass' ich,
weichst du mir aus.
Weigerst du die Sühne mir?

SCHIFFSVOLK
Ho! He! Ha! He!
TRISTAN
Puesto que Morold te era tan querido
toma otra vez la espada
y empúñala firme y segura,
¡sin dejarla caer!

ISOLDA
¿Cómo podría comportarme tan mal
con tu señor?
¿Qué diría el rey Marke,
si yo hiriese de muerte
a su vasallo preferido,
a quien le conquistó tierras y corona,
al más fiel de sus súbditos?
¿Tan poco estimas
su agradecimiento
para quien le lleva
por esposa una irlandesa,
que no sospechas su enojo
si yo diera muerte al conquistador,
de la prenda de paz,
lealmente entregada en su mano?
¡Guarda tu acero!
Lo blandí un día sobre ti
cuando la venganza
embargaba mi pecho
mientras tu escrutadora mirada
se apoderó de mi imagen,
observando, si para el rey Marke
era yo esposa adecuada...
y dejé caer entonces la espada.
¡Bebamos el filtro
de la reconciliación!

MARINEROS
Ho! He! Ha! He!
¡Al mastelero,
arriad la vela!
Ho! He! Ha! He!

TRISTAN
¿Dónde estamos?

ISOLDA
¡Próximos al fin! Tristán,
¿conseguiré que nos reconciliemos?
¿Qué respondes?

TRISTAN
La reina del silencio
me ordena callar,
comprendo su secreto,
callaré aquello que ella no comprende.

ISOLDA
Comprendo tu silencio,
y tus evasivas.
¿Rehusas reconciliarte?

MARINEROS
Ho! He! Ha! He!

domingo, 6 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Du hörst den Ruf?


ISOLDE 
Du hörst den Ruf?
Wir sind am Ziel: 
in kurzer Frist
stehn wir
vor König Marke.
Geleitest du mich,
dünkt dich's nicht lieb,
darfst du so ihm sagen
"Mein Herr und Ohm,
sieh die dir an:
ein sanft'res Weib
gewännst du nie.
Ihren Angelobten
erschlug ich ihr einst,
sein Haupt sandt' ich ihr heim;
die Wunde
die seine Wehr mir schuf,
die hat sie hold geheilt;
mein Leben lag
in ihrer Macht:
das schenkte mir
die milde Magd,
und ihres Landes
Schand', und Schmach,
die gab sie mit darein,
dein Ehgemahl zu sein.
So guter Gaben
holden Dank
schuf mir ein süßer
Sühnetrank;
den bot mir ihre Huld
zu sühnen alle Schuld."

SCHIFFSVOLK 
Auf das Tau!
Anker Ab!
ISOLDA
¿Oyes esos gritos?
Llegamos al fin: 
dentro de breves instantes
nos hallaremos
ante el rey Marke.
Al acompañarme
pienso que te será agradable
poder decirle:
"Mi tío y señor,
obsérvala detenidamente;
una mujer más apacible 
jamás lograrías.
A su prometido
le quité la vida un día
y a ella le envié su cabeza;
la herida
que su arma me causó,
ella me la curó en retribución,
mi vida tuvo
en su poder,
pero me la perdonó.
La suave doncella,
a su patria
trajo oprobio y humillación,
porque al concederme la vida,
consintió en ser tu esposa.
Por tales beneficios
con amable gratitud
me brindó un dulce brebaje
de reconciliación
que me ofreció como gracia
para expiar todas las culpas."

MARINEROS 
¡Largad el cabo!
¡Echad el ancla!

sábado, 5 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Los den Anker!


TRISTAN 
Los den Anker!
Das Steuer dem Strom!
Den Winden Segel und Mast!
Wohl kenn' ich Irlands 
Königin
und ihrer Künste 
Wunderkraft
Den Balsam nützt' ich,
den sie bot:
den Becher nehm' ich nun,
daß ganz ich heut' genese.
Und achte auch 
des Sühne-Eids,
den ich zum Dank dir sage.
Tristan Ehre
Höchste Treu'!
Tristans Elend
kühnster Trotz!
Trug des Herzens!
Traum der Ahnung!
Ew'ger Trauer 
einz'ger Trost.
Vergessens güt'ger Trank,
dich trink, ich sonder Wank!

ISOLDE 
Betrug auch hier?
Mein die Hälfe!
Verräter! Ich trink' sie dir!
TRISTAN 
¡Levad el ancla!
¡Dejad libre el timón a la corriente!
¡Velas y mástiles al viento!
Conozco bien 
a la reina de Irlanda
y al maravilloso poder 
de sus artes.
Provechoso fue el bálsamo
que me ofreció:
ahora he tomado el cáliz
que hoy me dará salud completa.
Escucha el juramento 
de reconciliación,
que te prestaré 
en señal de gratitud:
¡El honor de Tristán
es la mayor lealtad!
El infortunio de Tristán...
¡su audaz porfía!
¡Engaño del corazón!
¡Ensueño del presentimiento!
Único consuelo del duelo eterno.
Propicio néctar de olvido...
¡yo te bebo sin titubear!

ISOLDA 
¿Traición todavía?
¡La mitad para mí!
¡Traidor! ¡Por ti la brindo!

viernes, 4 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Tristan!... Isolde!


ISOLDE 
Tristan!

TRISTAN 
Isolde!

ISOLDE 
Treuloser Holder!

TRISTAN 
Seligste Frau!

RUF DER MÄNNER 
Heil! König Marke Heil!

BRANGÄNE 
Wehe! Weh!
Unabwendbar
ew'ge Not
für kurzen Tod!
Tör'ger Treue
trugvolles Werk
blüht nun jammernd empor!

TRISTAN 
Was träumte mir
Von Tristans Ehre?

ISOLDE 
Was träumte mir
von Isoldes Schmach?

TRISTAN 
Du mir verloren?

ISOLDE 
Du mich verstoßen?

TRISTAN 
Trügenden Zaubers
tückische List!

ISOLDE 
Törigen Zürnens
eitles Dräu'n!

TRISTAN 
Isolde!

ISOLDE 
Tristan!

TRISTAN 
Süßeste Maid!

ISOLDE 
Trautester Mann!

BEIDE 
Wie sich die Herzen
wogend erheben!
Wie alle Sinne
wonnig erbeben!
Sehnender Minne 
schwellendes Blühen,
schmachtender Liebe
seliges Glühen,
Jach in der Brust
jauchzende Lust!
Isolde! Tristan!
Welten-entronnen,
du mir gewonnen!
Du mir einzig bewußt,
höchste Liebeslust!
ISOLDA 
¡Tristán!

TRISTAN 
¡Isolda!

ISOLDA
¡Infiel amado!

TRISTAN 
¡Mujer divina!

VOCES DE MARINEROS 
¡Salve! ¡Salve al rey Marke!

BRANGANIA
¡Oh pena! ¡Oh dolor!
¡Inevitable
sufrimiento eterno,
en vez de breve muerte!
¡Insensata fidelidad
de fruto engañoso
que florece ahora entre el dolor!

TRISTAN 
¿Qué había soñado yo
del honor de Tristán?

ISOLDA 
¿Qué había soñado yo
de la reputación de Isolda?

TRISTAN 
¿No te había perdido?

ISOLDA 
¿Me rechazabas?

TRISTAN 
¡Engañoso sortilegio,
pérfido engaño!

ISOLDA 
¡Insensato encono,
vana amenaza!

TRISTAN 
¡Isolda!

ISOLDA 
¡Tristán!

TRISTAN 
¡Dulcísima joven!

ISOLDA 
¡El más fiel de los hombres!

AMBOS 
¡Cómo los corazones
se elevan palpitantes!
¡Cómo los sentidos
se estremecen de placer!
¡Floración creciente 
de anhelante amor,
celestial ardor
de amorosa languidez!
¡Gozoso frenesí
colma mi pecho!
¡Isolda! ¡Tristán!
¡Lejos del mundo,
te poseo!
¡Por ti sólo vivo
suprema voluptuosidad de amor!

jueves, 3 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Schnell, den Mantel


BRANGÄNE
Schnell, den Mantel,
den Königsschmuck!
Unsel'ge! Auf!
Hört, wo wir sind!

ALLE MÄNNER 
Heil! Heil! Heil!
König Marke Heil!
Heil dem König!

KURWENAL 
Heil Tristan!
Glücklicher Held!

ALLE MÄNNER 
Heil König Marke!

KURWENAL 
Mit reichem Hofgesinde,
dort auf Nachen
naht Herr Marke.
Hei! wie die Fahrt ihn freut,
daß er die Braut sich freit!

TRISTAN 
Wer naht?

KURWENAL 
Der König!

TRISTAN 
Welcher König?

ALLE MÄNNER 
Heil! König Marke Heil!

ISOLDE 
Was ist, Brangäne?
Welcher Ruf?

BRANGÄNE 
Isolde! Herrin!
Fassung nur heut'!

ISOLDE 
Wo bin ich? Leb' ich?
Ha! Welcher Trank?

BRANGÄNE 
Der Liebestrank.

ISOLDE 
Tristan!

TRISTAN 
Isolde!

ISOLDE 
Muß ich leben?

BRANGÄNE 
Helft der Herrin!

TRISTAN 
O Wonne voller Tücke!
O truggeweihtes Glücke!

ALLE MÄNNER 
Kornwall Heil!
BRANGANIA 
¡Pronto, el manto
y la diadema real!
¡Desventurados! ¡Alerta!
¡Escuchad, dónde estamos!

TODOS LOS HOMBRES 
¡Salve! ¡Salve! ¡Salve!
¡Salve al rey Marke!
¡Salve al rey!

KURWENAL 
¡Salve Tristán!
¡Héroe afortunado!

TODOS LOS HOMBRES 
¡Salve al rey Marke!

KURWENAL 
Seguido de un brillante séquito,
en un barca,
se acerca el señor Marke.
¡Ved cómo navega lleno de júbilo
para acoger a su prometida!

TRISTAN 
¿Quién viene?

KURWENAL 
¡El rey!

TRISTAN 
¿Qué rey?

TODOS LOS HOMBRES 
¡Salve! ¡Salve al rey Marke!

ISOLDA 
¿Qué ocurre, Brangania?
¿A quién llaman?

BRANGANIA 
¡Isolda! ¡Señora!
¡Conteneos por hoy!

ISOLDA 
¿Dónde estoy? ¿Vivo aún?
¡Ah! ¿Qué brebaje me diste?

BRANGANIA 
¡El filtro de amor!

ISOLDA 
¡Tristán!

TRISTAN 
¡Isolda!

ISOLDA 
¿Debo vivir?

BRANGANIA 
¡Socorred a la reina!

TRISTAN 
¡Oh, pérfidas delicias!
¡Oh, ventura consagrada al engaño!

TODOS LOS HOMBRES 
¡Viva Cornualles!

miércoles, 2 de septiembre de 2015

Wagner. Tristan und Isolde; Acto Segundo

Acto II

O sink hernieder

Una partida de caza nocturna deja solas en el castillo del Rey Marke a Isolda y Brangania, quienes permanecen al lado de un brasero en llamas. Isolda cree varias veces que los cuernos de caza están suficientemente lejos como para permitirle apagar las llamas, señal que espera Tristán para acudir junto a ella. Brangania avisa a Isolda de que uno de los caballeros del Rey Marke, Melot, ha estado observando atentamente las miradas que se cruza con Tristán y sospecha del gran amor que se tienen. Isolda, sin embargo, considera a Melot como el amigo más fiel de Tristán y en un rapto de deseo apaga las llamas. Brangania se retira mientras Tristán llega junto a Isolda.

Los amantes, por fin solos y libres de las ataduras de la vida cortés, se declaran su mutua pasión. Tristán desprecia la realidad del día, ya que es falsa, irreal y los mantiene separados. Es únicamente durante la noche cuando ellos pueden estar verdaderamente juntos, y sólo durante la larga noche de la muerte podrán estar eternamente unidos. Brangania les avisa en repetidas ocasiones durante su encuentro de que la noche se está acabando, pero ellos la ignoran. Finalmente se hace de día y Melot lleva a Marke y sus hombres para encontrar a Tristán e Isolda uno en los brazos del otro. Esta imagen rompe el corazón de Marke, ya que no sólo ha sido traicionado por su sobrino Tristán, sino que el Rey se ha enamorado también de Isolda.

Tristán pregunta a Isolda si ella está dispuesta a seguirle a la realidad de la noche y ella le contesta afirmativamente. Melot y Tristán luchan y en el momento decisivo, Tristán es herido de muerte por Melot.